Lille ville de l'excellence numérique
Un article de Wikiverts.
Faire de Lille, la ville de l'excellence numérique
Une ville où tous les secteurs d'activité et acteurs sont concernés (associations, développement économique et scientifique, administration, citoyenneté, écoles ...). Cette politique globale tend à placer ainsi Lille dans le peloton de tête des villes françaises et européennes.
- 1- Infrastructures numériques
- 2- Brevetabilité des logiciels (formats-ouverts, déclinaison dans les
institutions, promotion des logiciels libres...)
- 3- Services aux citoyens (e-administration, outils pour la démocratie
participative)
- 4- Formation, démocratisation de l'accès à Internet, sensibilisation et
diffusion auprès de la population des usages des TIC.
Sommaire |
1 – Infrastructures numériques
(fibre, wifi, Euratechnologie...)
Action 1 : Un accès pour tous : Après le haut débit, le très haut débit
La mairie de Lille doit être le moteur incitatif du projet de développement d’infrastructures numériques pour tous.
Si la connexion ADSL plafonne à quelques mégabits par seconde, la fibre optique,
déjà utilisée pour transporter des informations sur de longues distances,
autorise des débits très élevés jusqu’à plusieurs térabits (des millions de
mégabits) par seconde. Pour arriver à faire arriver la fibre optique chez
l’utilisateur final à un coût abordable, il faut mutualiser les infrastructures
passives (sur le modèle de la fibre noire) permettant ainsi de déployer des
offres à coût abordable. Sans prévaloir de l'organisation économique (régie,
délégation de service public), le politique doit au minimum exercer la maîtrise
de l'organisation sur l’ensemble du territoire de la collectivité. A ces fins,
la ville de Lille doit engager une série d’actions qui favoriseront le
déploiement des réseaux nouveaux, la mutualisation des infrastructures de fibres
optiques jusqu’aux particuliers et la diversité de l’offre.
Un réseau local à très haut-débit lancement d'un réseau fibre optique chez l'abonné (FFTH - Fiber To The Home) afin d’obtenir une couverture totale du territoire d'ici la fin du mandat.
Deux options sont à discuter en fonction du mode de gestion en notifiant qu'à aucun moment la ville n'a vocation à fournir des services de télécommunication : Décision d'opter pour la réalisation d’une infrastructure passive (fourreaux et fibres non activées). La ville se rendant propriétaire d’un réseau ouvert, accessible à un certain nombre de services publics que les opérateurs privés pourront également utiliser, moyennant redevance, pour proposer du très haut débit à leur clientèle.
Mutualiser l'infrastructure de façon à diminuer les coûts de déploiement et les désagréments des travaux et permettre une couverture maximale.
Réseau sans fil
De nouvelles applications voient régulièrement le jour. Très rapidement, tous les lieux municipaux et services publics dépendant de la mairie seront couverts par un réseau wifi gratuit et ouvert aux citoyens. Dans un second temps, ce réseau sera déployé sur tout le territoire communal en association avec les différents acteurs locaux (réflexion autour des appels d'offre du mobilier urbain, Transpôle, opérateurs télécoms, fournisseur d’accès à Internet, etc ...).
Extension du réseau de points d’accès dans les services publics.
2 - Brevetabilité
=====Action 2 : Vers une migration du parc informatique municipal pour des solutions logicielles libres====
Actuellement, les technologies de l'information sont d’une importance telle qu’il semble incroyable de laisser faire seul le marché. Trouverions-nous normal de devoir payer pour parler une langue et de surcroît à aucun moment n’être en droit de modifier celle-ci ! Si le rejet de la brevetabilité du vivant fait consensus chez les Verts, pouvons-nous accepter au niveau des collectivités locales de financer l'acquisition de licences de logiciels reposant sur une brevetabilité des connaissances ?!...
Des villes européennes, Munich, Berlin, Vienne pour ne citer que celles-ci, sont en train de migrer tout ou partie vers des solutions libres. Au même moment, les logiciels libres continuent leur percée dans l’Administration française et ses institutions. Après les succès d’OpenOffice sur les postes de travail de la Direction Générale des Impôts et de la Gendarmerie nationale (conversion de 400 000 postes vers la suite de bureautique libre Openoffice), l’Assemblée nationale, qui souhaitait renouveler le parc de PC sous Windows des 577 députés et de leur assistant (soit 1154 postes de travail au total), vient de retenir une solution libre. Quelles politiques pouvons nous avoir à un échelon local ?
- Arrêt immédiat de l'acquisition de licences pour des applications lors de
l'existence d'équivalents libres.
- Audit des besoins et ressources informatiques et transition vers le tout libre
dans la mesure du possible.
- Respect d'utilisation de formats de fichiers dits ouverts (préconisation de la
mission ADELE).
- Faire d’Euratechnologie un pôle d'excellence européen du logiciel libre.
- Une reconsidération des règles de propriétés des documents détenus et diffusés
par la mairie (importance de la licence définissant les droits des documents http://fr.creativecommons.org).
- Promotion des solutions logiciels libres (distribution de CD …).
3 - Services au citoyen
====Action 3 Pour la création d’une e-démocr@tie locale.====
Les technologies de l'information se doivent de permettre le développement d'outils d'interaction avec les citoyens lillois via la création d'un panel d'outils pour la création d'une e-démocr@tie locale au service de la démocratie participative :
- Un forum d'expression sur les sujets municipaux majeurs (existe à Grenoble !).
- Rendez-vous hebdomadaire d'un Chat avec le maire ou un adjoint.
- Invitations aux concertations publiques, ordre du jour du conseil municipal et
des conseils de quartier mis en ligne ainsi que les comptes rendus.
- Création d'un espace où le citoyen puisse donner son avis ou contacter la
municipalité : chaque habitant du quartier peut poser une question ou proposer une amélioration sur son quartier (traitement par les mairies de quartier puis remontée au niveau central). (existe au Havre !).
- Mise en ligne de questionnaires de satisfaction.
- Formulaires administratifs disponibles en ligne.
- Création d'un véritable portail Internet de la ville, vecteur de communication
bien identifié. Le site institutionnel de la mairie de Lille devenant le portail Internet de la ville de Lille et des lillois. Par un agrégat de contenus municipal, para-municipal et citoyen.
4 Sensibilisation et formation
====Action 4 Une politique à destination de tous les Lillois==== Au delà des infrastructures, évidemment se pose la question des politiques de sensibilisation, de formation, de création d'événements (exemple de "Tout Rennes blog") de promotion des logiciels libres par la collectivité (Brest) ou encore quels outils au service des citoyens (portail des démarches administratives au niveau municipal).
- Action globale de lutte contre la fracture numérique en facilitant l'accès de
tous au multimédia grâce au développement de salles informatiques ouvertes à tous (Espaces publics) ainsi que dans les écoles.
- Développement des ressourceries et activités de récupération,
reconditionnement, réparation de matériel informatique obsolète, avec installation de logiciels libres, avec des prix accessibles pour les populations défavorisées.
