Groupe 6 : Education, recherche, enfance, sport

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Bienvenue sur le récapitulatif des contributions des militants des Verts dans le cadre du programme des municipales concernant le thème vaste de l'éducation, de la recherche, de la petite enfance et du sport.


Sommaire

Education, enfance, sport (groupe 6)


Petite enfance

Le respect du développement et de la personnalité de chaque enfant est au coeur de la politique de la Petite Enfance de notre municipalité. Au-delà d’un simple mode de garde proposé aux parents, les structures d’accueil de la Petite Enfance jouent un rôle prépondérant en matière de prévention des difficultés et en matière de socialisation des jeunes enfants : elles accompagnent les parents dans leur réelle éducatif, dans le respect de leurs responsabilités parentales. Aujourd’hui, la pénurie de places d’accueil se fait encore cruellement sentir et ce malgré l’ouverture de 5 200 places sur la mandature. Elle touche particulièrement les foyers défavorisés qui n’ont pas les moyens de payer une assistante maternelle ou une garde à domicile. Elle touche particulièrement les 25% de familles monoparentales qui vivent à Paris. Face à cette pénurie, il faudra à nouveau placer la Petite Enfance comme une des priorités de la municipalité parisienne et ouvrir 4 500 nouvelles places.

Places en structures multi accueil

  • Créer des places de crèches collectives mais aussi des crèches familiales (c’est-à-dire: enfants gardés au domicile d'assistantes maternelles salariées de la Ville de Paris, participation des enfants à un jardin d'enfant hebdomadaire, formation continue des assistantes maternelles, tarifs indexés sur le quotient familial)
  • Prévoir un service d'inscription commun en mairie à l'associatif et au municipal (pour l'instant les parents s'inscrivent dans le municipal puis dans chaque structure associative) pour toutes les structures.
  • Réserver 2 à 3 berceaux en temps partagé par crèche municipale pour les enfants dont un parent veut reprendre à mi-temps, pour les personnes en recherche d’un travail pour les familles en grande précarité.
  • Création de crèches familiales à horaires atypiques pour les familles dont les rythmes de travail sont décalés. Pour cela, engager des négociations avec les grandes entreprises à horaires décalés pour qu’elles participent au financement du surcoût.
  • Mise en place d’un service de garde à domicile pour les familles dont les horaires ne dépassent pas 2 heures de décalage par rapport aux horaires des crèches habituelles.
  • Mise en place dans tous les arrondissements de commissions d’attribution des places en crèches avec présence systématique de toutes les structures (municipales ou associatives), participation des services sociaux de l’arrondissement et des services PMI (puéricultrices de secteur, assistantes sociales PMI, médecins PMI).
  • Mises en place de commissions d’attribution des places en jardins d’enfants.

Formation du personnel et carrières professionnelles

  • Revaloriser les salaires et les carrières des auxiliaires de puériculture, des éducatrices jeunes enfants, des puéricultrices notamment pour faire face à la pénurie de main-d’oeuvre dans les structures.
  • Recruter des animateurs de niveau CAP, pour un meilleur encadrement en crèche municipale
  • Création d’une école municipale pouvant délivrer des formations d’Educatrices Jeunes Enfants.
  • Favoriser au maximum la régie directe (moins chère, places attribuées en commission, personnel mieux protégé)

Tarifications et subventions aux associations

  • Déplafonner le barème du quotient familial
  • Passer des conventions de fonctionnement avec les associations (à l'exception des crèches parentales) qui stipulent qu'elles doivent proposer leurs places en commission municipale sur des critères fixés collectivement. Conditionner le financement de la Ville à cette participation.
  • Financer les associations dans la période du montage des projets.

Citoyenneté, démocratie participative

  • Favoriser les échelons de démocratie participative, tels que Conseils de crèches, de parents. Tous les ans, les mairies d’arrondissement organiseront avec la DFPE la tenue d’un conseil de parents qui se réunira une fois par an et où seront conviés tous les parents élus aux conseils de crèches de l’arrondissement.
  • Le règlement intérieur des conseils de crèche devra être modifié dans le sens d’une présence non obligatoire des représentantEs de la DFPE ou de la mairie. Par contre l’ordre du jour des conseils sera envoyé à la mairie et à la DFPE pour que des réponses écrites puissent être transmises aux conseils de crèche.
  • Aider les crèches parentales et les structures à participation parentales pour les mettre en réseau avec pour objectif la mutualisation de projet ou d’achats de produits bio.

Des structures « Développement durable »

  • Les nouvelles structures et les restructurations devront se faire selon les démarches HQE. Par ailleurs, il faudra également prendre en copte les questions de l’eau, de qualité intérieure de l’air, des matériaux de construction, du confort d’été et des déchets.
  • Des formations pour les directions de crèches ainsi que pour le personnel travaillant dans les cuisines seront organisées pour aider à l’élaboration de menus bios et la cuisine des produits issus de l’agriculture biologique.
  • Prévoir le maximum de cuisines de préparation (et non des offices de réchauffage).
  • Généraliser l'alimentation bio.

Service Protection Maternelle Infantile

  • Améliorer l'attribution et le contrôle des agréments aux assistantes maternelles en augmentant le nombre d’assistantes sociales PMI, pour rassurer les parents qui souhaitent avoir recours à un mode de garde individuel. Création d’au moins un Relais Assistantes Maternelles par arrondissement pou assurer suivis, informations et formation des assistantes maternelles et les aider à sortir de leur isolement.
  • Création de Relais Assistantes Parentales qui seraient habilités à donner un agrément pour les auxiliaires parentales ("gardes à domicile"), à donner des informations et des formations aux professionnels et aux parents.

Lutte contre les discriminations

  • La crèche est envisagée comme un lieu d’accueil qui favorise les échanges et les solidarités entre les parents. Aucun parent ne peut être stigmatisé sur des critères sociaux ou culturels, ni sur des difficultés à assurer son rôle.
  • Pour encourager les hommes à rentrer dans les carrières de la Petite Enfance, une campagne publicitaire sera faite dans les écoles d’infirmier-es et d’Education Jeunes Enfants et également dans les lycées professionnels préparant aux métiers de la Petite Enfance.
  • Lors des commissions d’attribution des places, on veillera à ce que la parité soit respectée dans le choix des dossiers.
  • Les personnels municipaux de crèches seront soumis à une neutralité et auront une réflexion sur l’interculturel dans leurs pratiques. Des conférences et débats sont organisés en Mairie pour les personnels des crèches afin de contribuer à une réflexion collective en fonction de la spécificité des problématiques de l’arrondissement.
  • Les parents sans papiers qui travaillent sans être déclarés devront s’engager à payer une contribution familiale en fonction de leurs revenus.


Maternelles

  • Désengorger les crèches en créant 500 places en maternelle par an. Assurer aux ZEP l'accueil des enfants au cours de leur 3ème année.
  • Recommandations sur la collation en maternelle. Elles doivent être prises en charge par les Caisses des Ecoles. Ce goûter sera évidemment varié et pensé en accord avec l'éducation au goût.
  • Remplacer les détergents usuels par des détergents biodégradables
  • Si le désengagement de l’Etat ne permet pas de couvrir les besoins lors de la signature du nouveau contrat liant la Ville de Paris à la CAF en ce qui concerne le financement le nombre de places d’accueil, les lieux de parole parents-enfants, les Maisons de l’Enfance et les Relais Assistantes Maternelles, la Ville de Paris prendra à sa charge les besoins en la matière.


Vie scolaire et vie étudiante

Pour les jeunes :

  • Dézonage de la carte Imagin’R dès le vendredi soir.
  • Développer le tutorat à la fois vertical (des plus vieux aidant des plus jeunes) et horizontal (de collège à collège).
  • Réfléchir à une meilleure représentativité des membres du Conseil Parisien de la Jeunesse. Pérenniser les postes d’animateurs (changement de catégorie statutaire, de C à B). Il est indispensable pour les arrondissements motivés de bénéficier d’un temps plein.
  • Développer des points Information Jeunesse (PIJ) qui sont des relais d’information générale, d’orientation, de ressource pour les 10-25 ans en veillant à une bonne répartition géographique. Cela implique une coordination à la fois au niveau de la ville et à celui de l'arrondissement des missions des différentes antennes, une formation professionnelle des animateurs, la mise en réseau de ces antennes, ainsi que la reconnaissance du Ministère. Cette coordination nécessaire servira au niveau de l'arrondissement à collecter les informations sur les activités proposées mensuellement et à les communiquer aux établissements scolaires pour que l'information circule par voie d'affichage.
  • Réfléchir à une tarification « jeunesse » plus juste pour les sorties culturelles. Répercuter cette problématique pour les salles d'art et d'essai à Paris. Organiser juste avant Paris Cinéma un festival pour les scolaires.
  • Distribuer un kit (CD-Live) avec une distribution Linux (système Linux qu'on peut démarrer sur un pc sans aucune installation, avec un choix de logiciels libres) dans les établissements scolaires et le CROUS.
  • Créer une aide au volontariat international peut être accordée aux jeunes de 18 à 30 ans participant durant plus de six mois à un programme de développement porté par une organisation non gouvernementale agréée par l'Etat pour l'envoi de volontaires.

Pour les scolaires

  • Engager un Contrat Educatif Local dans chaque arrondissement avec notamment des études après les cours chaque soir dans toutes les écoles élémentaires. L'encadrement sera assuré par des étudiants. Des ateliers du soir se dérouleront dans la majorité des écoles pour l'initiation à des activités périscolaires. Dans l'ensemble, toutes les écoles devront être ouvertes jusqu'à 19h. Ces contrats permettront d'articuler les différents dispositifs existant sur le territoire parisien et développer l’accès de certaines pratiques à certains publics. Ces plans doivent toujours viser 4 ouvertures sur le monde : les pratiques sportives, éducation à la santé (nutrition, conduites à risques…), éducation au développement durable, encourager les pratiques quotidiennes de consommation économes (eau, énergies, transports, déchets…) et enfin éducation à l’image, au cinéma et au multimédia.
  • Établir des espaces Parents (en lien avec les CIO) dans chaque arrondissement à des heures convenables pour différents types de travailleurs pour établir un lien entre les parents (et les problèmes qu'ils peuvent rencontrer) et les professionnels de l'école (et leurs propres problèmes) : l'objectif de convivialité est important.
  • Établir, en lien avec la région Ile-de-France (et la création d'une maison d'initiation et sensibilisation aux sciences), des structures pour des classes de science. Penser à sensibiliser plus activement les filles qui continuent de se retrouver à la marge.
  • De la même façon que la compétence de modification de la carte scolaire a été transférée entre les mains du Conseil de Paris (département) depuis le 13 août 2004, il est impératif que lui soit transférée la compétence de l'attribution des dérogations. Établissement d'une grille précise et exhaustive des critères de dérogation. Passage en commission paritaire des demandes de dérogations.
  • La répartition des secteurs de la carte scolaire doit être faite en fonction de critères transparents, en se basant sur les données de l'INSEE et en concertation avec les parents d'élèves et le C.A. des établissements scolaires, dans un objectif de mixité sociale.
  • Assurer un suivi et un espace de mutualisation des Comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté de tous les collèges parisiens pour les rendre efficace et faciliter leur mise en place.

L'éducation au développement durable

  • Embauche d'une dizaine d'éducateurs à l'environnement pour promouvoir les pratiques innovantes et leur mutualisation. Ils interviendront aussi dans les activités périscolaires proposées par la Ville et les antennes jeunesse. Embauche de conseillers pour le développement de l’éducation à l’environnement qui veilleront à développer à Paris le nombre d'écoles labellisés "Eco-écoles". Une réflexion sera menée avec concertation sur l'écomobilité scolaire.
  • L'entrée du tri des déchets dans les établissements scolaires : installation de poubelles à papier dans les lieux stratégiques (photocopieuses, bureaux,...) et dans un second temps dans toutes les salles de l’établissement après la coordination avec les agents ATOS s'occupant de l'entretien.
  • Chaque année lors de la semaine européenne verte (initiative de la commission européenne), les élèves auront la possibilité de participer dans chaque école à des activités coordonnées et financées par la Ville (mini audit énergétique de leurs bâtiments scolaires,...).
  • La Ville de Paris incitera les enseignants de technologie au collège à intégrer la dimension du développement durable dans les projets réalisés chaque année par les élèves. Elle favorisera l'émergence de ces projets en participant à leur financement lorsque c'est nécessaire.

Pour les étudiants :

  • Améliorer la communication concernant les aides aux logements. Favoriser l'accès aux logements.
  • Organiser une reconnaissance des compétences acquises lors du militantisme étudiant.
  • La MIE doit avoir davantage de moyens : elle doit permettre une véritable politique de soutien des associations étudiantes face aux démarches administratives car l'ingénierie des projets devient de plus en plus pointue. La MIE doit mettre en place un service d'accueil en lien avec la spécificité du lieu : les étudiants devraient se charger eux-mêmes de l'accueil même si cela doit être supervisé. La MIE doit pouvoir développer son site indépendamment de celui de la Ville de Paris. Un planning hebdomadaire des activités hébergées sera disponible en version papier et sur le site (ce qui permettra d'être actualisé) pour faciliter la connaissance des activités proposées par les associations (diffusion ponctuelle d'un film, etc).
  • Donner au Conseil de la Vie Etudiante davantage de pouvoirs : organiser des concertations dans le cadre des politiques de la Ville lors de grands projets afin de répondre aux attentes des étudiants. Obtenir une meilleure valorisation du travail effectué (journal de la mairie). Réfléchir à une meilleure représentativité des membres. Il aura la pleine maîtrise de sa communication, avec les financements de la Ville (notamment sur le choix des campagnes à mener, sur la manière d'annoncer les évènements étudiants comme les Etats Généraux).
  • Créer une « Maison de la santé étudiante » à Paris pour regrouper les services de médecine préventive et pallier l'éclatement des différents départements. Proposer des bilans de santé spécifiques incluant un entretien psychologique. Réformer les BAPU pour les étudiants en association avec le CROUS.


Santé

La Ville de Paris donnera une réelle impulsion en doublant les moyens de la "sous direction des actions familiales et éducatives" au sein de la DASES pour le développement des projets de prévention à destination des scolaires et pour soutenir les réseaux d'acteurs locaux. Cette structure dont on augmentera les effectifs avec des postes de chargés de mission pour concevoir et animer des projets, fera bénéficier les Parisiens du savoir-faire déjà existant à Paris et encadrera les personnes qui interviennent dans les arrondissements en assurant leur formation. Les interventions dans les établissements scolaires doivent être effectuées de manière suivie (3 ou 4 interventions dans la même classe tout au long de l'année) pour une réelle efficacité. Elles concerneront évidemment l'éducation à l'alimentation, mais aussi les comportements à risque (dépendance, IST).

Les cantines, un système à moderniser

  • Réformer les statuts des caisses des écoles est une priorité : le système de fonctionnement doit être le même dans chaque arrondissement et la transparence doit prévaloir. Les Verts restent cependant opposés à la fusion des caisses dans une caisse unique pour tout Paris qui laisserait définitivement tous les petits producteurs de côté.
  • Les commissions des menus doivent dans chaque arrondissement être réactives et aller régulièrement déjeuner dans les cantines afin de bénéficier de l'expérience des enfants.
  • Les tarifs devront être enfin harmonisés selon les arrondissements, et la Ville prendra en charge les différences notables entre les arrondissements du prix par repas. Moderniser l'équipement des cuisines, quel que soit son mode de production (cuiseurs à basse température, grill, friteuse,...) et développer au maximum les cuisines complètes.
  • Rendre enfin possible et obligatoire le lavage des mains juste avant le repas : nécessité d'avoir des lavabos et un système écologique et hygiénique pour sécher les mains des enfants. Dans cette perspective, un audit sera réalisé pour connaître les modalités de modernisation des réfectoires avec une place pour l'amélioration de l'acoustique.

L'éducation à l'alimentation

  • Valoriser l’éducation au goût chez les personnels de la Ville comme de l'Education nationale qui ont leur rôle à jouer (cuisiniers, professeurs des écoles, vacataires de surveillance, nutritionnistes,...). Il est important que dans chaque arrondissement, la Ville mettre à disposition deux postes à plein temps responsables de l'animation de projets dans les écoles primaires et les collèges. En effet, ces activités doivent être prévues avec une volonté d'un réel suivi pour être efficace : ces animateurs interviendront de manière optimale à raison de 5 fois par an pour chaque classe. Cela sera rendu possible dans le cadre d'un accord mis en place avec le rectorat et des projets d'établissement. Ces animateurs auront la possibilité d'intervenir ponctuellement dans les réfectoires des écoles primaires en complément des vacataires de surveillance (5000). Ces derniers seront d'ailleurs formés pour développer de manière autonome des activités en temps normal.
  • Soutenir l'agriculture biologique a l'avantage de pouvoir développer des partenariats avec les producteurs dans l'objectif de l'éducation à l'alimentation. Dans ce cadre de proximité, développer un enseignement pratique systématique sur l'alimentation avec des ateliers réguliers dans chaque classe (découverte de produits frais, lecture des étiquettes, etc.). Cette approche doit d'ailleurs trouver aussi sa place dans les centres de loisirs.
  • Enfin, une attention supplémentaire sera portée sur les ZEP avec des activités en direction des parents, pour ceux qui n'ont pas le temps de cuisiner.

Faire de Paris une ville charnière du Réseau européen Écoles-santé

  • Paris doit soutenir une politique pour le développement, la mise en place de la promotion de la santé dans les écoles de manière durable.
  • Les milieux scolaire et périscolaire sont des lieux où doit être présente la prévention des risques d'obésité dans le cadre d'une éducation à la santé sur la base des outils élaborés par le Programme National Nutrition Santé. Cet engagement doit trouver sa place dans les écoles dans la mise en place d'ateliers systématiques pour les CE2, CM1 et les CM2 (chaque classe doit avoir au moins 5 ateliers nutrition par an).
  • Dans ce cadre, sera proposée une visite médicale systématique et gratuite pour un bilan de santé et pour un bilan bucco-dentaire à différents âges de l'enfance (4 et 10 ans) afin de traiter les différentes inégalités de santé qui se creusent dès cet âge-là (grâce à un dépistage précoce). Ces bilans devront aussi prendre en compte une dimension psychologique. Afin d'éliminer l'aspect "industriel", ces visites seront systématiques et auront lieu à deux reprises à chaque palier pour faciliter le rapport de confiance. Enfin, concernant les dentistes, la première visite de chaque pallier sera précédée d’une séance d’éducation pour la santé dans les classes, ce qui facilitera le contact entre l'enfant et le dentiste. Sera organisée aussi une campagne d'information ciblée pour les zones en politique de la ville (ZUS, ZEP).
  • Inciter les collégiens à se familiariser avec les gestes de premier secours avec une brochure d'information spécifique et la venue dans les établissements scolaires de formateurs ; la Ville financera la moitié du prix de l'AFPS pour les collégiens qui veulent se la voir délivrer (Attestation de formation aux premiers secours).


Conduites addictives et de sexualités.

  • Développer les interventions dès le collège d'associations travaillant sur les questions des conduites addictives (à l'heure actuelle c'est très - trop- majoritairement la police qui intervient sur ces questions).
  • Développer les interventions d'associations travaillant sur les questions des sexualités
  • Augmenter d'une façon importante le nombre de personnels sanitaires et sociaux dans les établissements du secondaire (à chiffrer...).
  • Inciter les pharmaciens à une distribution plus aisée de la pilule du lendemain.


Sport

Dans un souci de dépassement de l'offre privée commerciale et de l'offre en "équipements" sportifs, les Verts proposent des actions orientées sur les pratiques sportives, à développer prioritairement en faveur des publics scolaires et/ou défavorisés, en partenariat avec les collectivités périphériques et la région.

Ces actions doivent faire l'objet d'un encadrement professionnel et formé. Des actions exemplaires seront conduites en milieu scolaire dans un objectif en association étroite avec les personnels enseignants.

Propositions :

  • Ouverture des terrains de sport de la ville sans être obligé d'être inscrit dans une association
  • Organiser un audit pour que la ville sache précisément quels sont les besoins en terme d'équipement et leur pertinence par rapport à toutes les saisons
  • Donner la place aux seniors pour la diversification des sports possibles à Paris
  • Soutenir les activités physiques en milieu naturel
  • Refus des dérives du sport spectacle : suppression de la subvention du PSG


Cours pour adultes

Dans ce cadre devra être monté un programme de formation pour le montage de projets de solidarité internationale ; il devra être pensé pour être accessible pour divers publics (horaires en après-midi par exemple). Ce programme devra aider les associations pour élaborer un projet complet, avec une prévision des contraintes pour optimiser sa viabilité. Cette aide au montage du dossier sera utile pour la recherche des financements.


[Annexes] Sur www.paris.lesverts.fr : Contribution de Jean-Marc Pasquet. Autres contributions complémentaires sur le sport et la santé




La Recherche et les nouvelles technologies (groupe 6)


Politique de Recherche de la Ville


L'inégalité écologique est largement distribuée, et sans doute plus présente qu’ailleurs dans les grandes agglomérations comme Paris. Cette inégalité redouble souvent l'inégalité sociale, tout en constituant l'un des défis les plus difficiles à relever en raison de ses composantes économiques, culturelles, sociales et psychologiques.

La recherche et l’innovation peuvent apporter des réponses à cette inégalité. Paris a besoin de développer son potentiel de recherche et d’innovation, créateur d’emplois et de richesses, et de nouvelles pratiques en faveur des citoyens. Nous ne pouvons ignorer cette dimension économique de la recherche, essentielle si l’on souhaite bien prendre le tournant des prochaines années. La Ville doit se donner les moyens d’optimiser ce potentiel, associé à des établissements d’enseignement supérieur dynamiques. Ces objectifs induisent une organisation institutionnelle privilégiant une entrée par les acteurs plutôt que par l’idéologie et une gouvernance des territoires s’appuyant sur des technologies de pointe.


Propositions

  • Soutenir le développement des « éco-activités », soit la production de biens et services capables de mesurer, de prévenir, de limiter ou de corriger les impacts environnementaux tels que la pollution de l’eau, de l’air, du sol, ainsi que les problèmes liés aux déchets, aux bruits et aux écosystèmes (source : définition OCDE/Eurostat).
  • Engager des recherches d’envergure, en partenariat avec les associations et les citoyens, sur la réalisation d’équipements permettant le développement de technologies nouvelles liées au recyclage des eaux usées, au traitement de la pollution de l’air, des déchets, à la construction de bâtiments écologiques…
  • Participer, au niveau de la municipalité ou du département, au montage de projets de recherche européens destiné à mutualiser des bonnes pratiques et des politiques en faveur d’une ville durable.
  • Créer des conseils scientifiques prenant en compte l’expertise des associations et des citoyens
  • Contribuer à améliorer la qualité de vie de chacun par la recherche et l’innovation en développant par exemple un système d'Intranet qui planifierait la durée du trajet domicile-travail et mettrait en contact les habitants désireux de partager une voiture.
  • Formaliser un réseau de correspondants dans tous les établissements de recherche autour des questions sociales et environnementales.

Intégrer la Culture scientifique et technique à la culture

  • Sensibiliser le grand public à la science
  • Motiver les jeunes pour les sciences, en privilégiant des expériences ludiques et interactives
  • Développer des actions à caractère scientifique tout au long de l’année et contribuer à créer une culture des sciences
  • Encourager des actions de communication scientifique, fédérer des initiatives surprenantes
  • Inspirer la création de nouveaux réseaux, sous l’impulsion de la Ville de Paris
  • Valoriser les sciences par un Festival, des ateliers, des expositions, des visites guidées…


Les nouvelles technologies

La question de l’accès aux nouvelles technologies et de la lutte contre la fracture numérique a été au cœur de l’action municipale et notamment de celle de la délégation aux nouvelles technologies et à la recherche animée par Danièle Auffray. La création, en une mandature, de 18 espaces publics numériques, principalement dans des quartiers défavorisés et en direction des publics en difficulté, a permis de pallier les besoins les plus criants en matière d’«alphabétisation numérique», mais aussi de soutien scolaire, de formation, de recherche d’emploi, et plus généralement d’accès aux loisirs numériques pour tous. L’engagement de distribuer chaque année dans le milieu associatif 3 000 ordinateurs réformés et équipés en logiciels libres marque également la volonté de la municipalité de contribuer à faire sauter le verrou du coût d’équipement pour les ménages et les personnes les moins bien lotis. Cette politique doit être poursuivie et approfondie.

Nous avons également veillé à ce que Paris devienne une capitale numérique d’importance mondiale, en créant notamment des conditions favorables au déploiement des réseaux très hauts débits – qu’il s’agisse de la fibre optique ou du wifi –, et en soutenant le regroupement des entreprises innovantes dans le domaine de l’informatique (Silicon Sentier), du jeu vidéo (Capital Games) ou du logiciel libre (Paris, capitale du libre). Cette politique constitue un patrimoine important pour la vitalité et le développement d’emplois à l’empreinte écologique faible, et à ce titre, elle constitue un axe majeur de l’action économique d’une ville comme Paris. Cependant, la question des nouveaux usages des technologies de l’information reste un angle mort de l’action municipale. Non que la Ville ait pour vocation de dicter aux citoyens la nature des contenus ou des pratiques auxquels la révolution numérique leur permet d’accéder. Mais, la prolifération des outils numériques pose de plus en plus la question de la diffusion des programmes créés par ces usagers d’un nouveau genre. La création de centres de ressources multimédias dans les quartiers, la mise à disposition de serveurs pour permettre la programmation sur le câble et les réseaux Internet de chaînes de télévision et de radio de libre accès, qu’elles aient une vocation locale, artistique ou associative, le financement de structures alternatives (associations ou même sociétés de production) dans le domaine de la production des images, des sons et des contenus numériques nous paraît un objectif primordial que devra se fixer la nouvelle mandature, de manière à susciter ce bouillonnement créatif sans lequel Paris ne sera pas vraiment une « ville numérique ».

La politique initiée au cours de la première mandature doit être amplifiée et franchir une nouvelle étape. La question des nouveaux usages des technologies de l'information reste un angle mort de l'action municipale. Non que l'équipe municipale ait pour vocation de dicter aux citoyens la nature des contenus ou des pratiques auxquels la révolution numérique leur permet d'accéder. Mais la prolifération des outils numériques pose la question de la production et de la diffusion des programmes créés par ces acteurs d'un nouveau genre, les citoyens numériques. Internet n'est pas un produit de consommation culturelle, mais un territoire de rencontres, d'expression et d'échanges, un territoire à bâtir et étendre. Aussi la fracture numérique ne se mesure pas à la possibilité d'accéder à un ordinateur mais à la capacité d'en avoir un usage social. Et assurer le développement d'Internet, c'est assurer son déploiement dans un environnement libre et ouvert.

L'enjeu de la prochaine mandature sera de faire de Paris un contributeur majeur au développement d'un Internet libre et ouvert., et donner les moyens à ses habitants d'apprendre à y évoluer librement, à en être acteurs autonomes et solidaires.


Propositions

Le programme suivant décrit des objectifs à atteindre, ainsi que des propositions qui sont aujourd'hui les bonnes pour y arriver. Les technologies numériques évoluent très vite. Ces propositions seront donc à adapter régulièrement. À cette fin : Création d'une cellule de veille technique visant à adapter en permanence ces propositions aux réalités techniques du moment.


Espaces Publics Numériques : Accès social et Education populaire

Sous le label PARvi, la municipalité a mis en place directement 19 Espaces Publics Numériques et envisage d'en ouvrir 2 par an. Une cinquantaine d'autres accès publics sont nés, le plus souvent avec son soutien. Lieux d'éducation populaire au monde numérique, leur efficacité à réduire la fracture numérique des populations éloignées d'Internet pour des raisons sociales, culturelles, d'âge ou de handicap, est avérée.

  • Les points d'accès libres à Internet doivent être multipliés, en soutenant les initiatives associatives et développant les EPN publics, en particulier dans les quartiers défavorisés, les maisons de retraite, les foyers de jeunes travailleurs et de travailleurs immigrés, les centres d'accueil des SDF, etc.

Leur rôle social doit désormais s'affirmer, tout d'abord en leur donnant une réelle visibilité dans la ville (signalétique spécifique, référencement), mais surtout en leur donnant les moyens de faciliter les projets des parisien-ne-s.

  • Encourager la création et la spécialisation d'EPN pour les projets (vidéo, musique & son, robotique, éducation à distance, mobilité...), en veillant à leur complémentarité
  • Étendre les horaires d'ouverture des EPN pour qu'ils soient accessibles en soirée et fin de semaine
  • Les EPN de nouvelle génération seront chargés de favoriser, soutenir et initier des réseaux d'échange, d'entraide, de savoir et de mémoire.
  • Création de 5 Agents de Développement Local Numérique dépendants de la Direction Politique de la Ville (centre, nord-est, nord-ouest, sud-est, sud-ouest), dont le rôle est d'accompagner les citoyens du quartier et les associations dans leurs projets, en mettant à leur disposition leurs compétences de formateur de formateurs. Ils développent leur action en partenariat avec d'autres structures culturelles, éducatives, sociales... et réalisent progressivement un travail d'essaimage et d'animation "hors les murs".


Éducation et accès individuel au numérique

Les actions et expérimentations à destination des plus jeunes doivent se multiplier. Il s'agit de favoriser l'accès massif à la société du savoir et préparer les nouvelles générations aux emplois de demain.

  • Prêt à l'année aux élèves des classes de 4ème et 3ème d'ordinateurs portables équipés de logiciels libres (système d'exploitation, logiciels éducatifs, de création et d'expression numérique). Des expérimentations de grande ampleur seront menées dans les arrondissements défavorisés, avant extension du programme à tout Paris.
  • Expérimentation de ce programme auprès de rmistes et chômeurs longue durée
  • Les économies de dépenses réalisées sur les licences propriétaires seront affectées au développement de logiciels spécifiques.
  • Soutien et initiation d'expérimentations dans les écoles primaires (classes numériques mobiles) en vue d'une généralisation rapide des meilleurs projets
  • En expérimentation, fournir à chaque élève un livre électronique et leur donner accès à des contenus éducatifs libres.


Paris Pôle Libre

Consciente que seuls les Logiciels Libres et les formats ouverts peuvent apporter pérennité et interopérabilité à son architecture numérique, et constituent une chance de faire émerger une économie compétitive du logiciel en Europe, Paris s'est proclamée “Capitale du Libre”. Pour développer aujourd'hui un véritable pôle de compétitivité du Logiciel Libre, les politiques de la ville doivent être en complète cohérence avec cet objectif.

  • Afin de rendre son ambition crédible, Paris doit faire preuve d'une parfaite exemplarité. La Mairie et l'ensemble de ses services, pour son équipement informatique ainsi que dans ses liens avec les administrés, devra être l'une des premières en France à se conformer au Référentiel Général d'Interopérabilité, utiliser systématiquement des Logiciels Libres et des formats ouverts.
  • Création d'une Fondation pour le développement des Logiciels Libres. Dotée par des fonds privés et – en proportion - par des collectivités locales, elle sera chargée de financer le développement de logiciels pour ses donateurs. Elle permettra ainsi en particulier de développer des logiciels libres pour la ville, ainsi que des logiciels d'intérêt général. Les fonds prévus par la municipalité dans le cadre du pôle de compétitivité Logiciel Libre seront – au moins en partie – injectés dans la fondation.
  • Soutien et aides aux éditeurs du libre et des logiciels utilisés à Paris
  • Soutien des associations du Logiciel Libre à Paris, qui militent pour leur usage et les déploient auprès d'associations et des habitants.
  • Dans la passation de ses marchés publics, la ville favorisera systématiquement les entreprises n'ayant pas recours au brevet logiciel.
  • Faire de “Paris Capitale du Libre” une conférence mondiale du libre sur la gestion des villes et leur interopérabilité


Médias et Art libre

Nous voulons permettre et favoriser un développement culturel et médiatique alternatif à celui soutenu par les entreprises privées (majors, groupes de presse). Pour l'obtenir, il faut un soutien appuyé aux créateurs, une diffusion selon des formats ouverts, et des licences favorables aux artistes (type Art Libre ou Créative Commons).

  • Mise à disposition d'une assistance juridique des artistes sur la problématique des licences.
  • Paris n'accordera des autorisations de tournage qu'à des productions s'engageant à diffuser l'oeuvre dans un format ouvert et sans DRM.
  • Les médiathèques participent à la diffusion numérique d'Art Libre et de contenus Libres. Elles référenceront des artistes produisant de l'art Libre.
  • Aides à la production de contenu Libre (artistique et de savoir)
  • Soutien des acteurs existants ou à venir, producteurs et diffuseurs de médias libres (radios, télévisions...) ainsi qu'aux hébergeurs issus de l'économie sociale et solidaire favorisant la diffusion des médias libres.
  • Prêt de matériel récent aux producteurs de médias libres issus de l'économie sociale et solidaire


Pour une architecture interopérable support d'une économie numérique locale et solidaire

D'ici 2010 va se jouer une bataille des opérateurs pour installer la fibre optique dans Paris. Il faut profiter de cet engouement pour permettre l'émergence de nouveaux usages sociaux et le développement d'une économie numérique locale sociale et solidaire. Il s'agit de favoriser l'épanouissement de structures au fonctionnement associatif et coopératif, telles que des fournisseurs d'accès de proximité (qui proposent à ses usagers un support local et physique, et aux petites entreprises un service adapté et personnalisé), ou des sociétés de service locales s'adressant aux PME.

  • À cette fin, Paris doit exiger des opérateurs privés : le dégroupage total sans barrière à l'entrée une ouverture aux opérateurs locaux, associatifs ou privés
  • Afin d'assurer son indépendance technique et économique, Paris - en tant qu'outil d'administration de son territoire physique et numérique - doit être opérateur de ses propres usages.
  • Paris déploiera sa propre fibre optique, là où les opérateurs privés n'y trouvent pas d'intérêt, en premier lieu – le cas échéant - dans les logements sociaux
  • La ville encouragera et soutiendra tout ce qui tend à développer des opérateurs associatifs de quartier (fibre d'immeuble, villages wifi...)
  • Elle négociera avec les opérateurs un “tarif social” correspondant au “droit à l'antenne”, pour que les locataires de logements sociaux puissent avoir accès dans de conditions privilégiées à Internet, à la voix sur IP (téléphone sur Internet) et aux chaînes de télévision numériques. Ce tarif social sera également proposé au tarif de gros aux opérateurs locaux.


- Réchauffement climatique : Le film d’Al Gore bientôt dans les écoles ? http://www.ecolo.be/index.php?class=home&page=actualite/lirecp&fiche=2940&numand=11

- Actes forum énergie 2005