Groupe 2 : Environnement

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Bienvenue sur le récapitulatif des contributions des militants des Verts dans le cadre du programme des municipales concernant le thème de l'Environnement – Agenda 21 à Paris


Entre 2001 et 2008, Paris a clairement rompu avec la culture productiviste qui prévalait jusqu’alors et s’est résolument tournée vers une démarche de développement soutenable. Dès 2002, avec le WWF, elle a été une des deux villes pilotes pour le calcul de l’empreinte écologique de la France. Celle de Paris est de 6 hectares par personne. Cela signifie que si tous les habitants de la planète vivaient comme les Parisiens, il faudrait plus de 3 planètes pour répondre aux besoins de l’humanité.

Depuis, dans l’ensemble de ses politiques environnementales et, au-delà, dans les autres actions municipales, la Ville de Paris a mis en place les outils pour réduire cette empreinte. Sur le plan des déchets, par exemple, elle est sortie de la logique du tout incinération pour placer le tri, le recyclage et la réutilisation au cœur de ses objectifs. Pour l’énergie, elle ne se contente plus d’appliquer les normes en vigueur, elle mène une action proactive pour réduire la consommation d’énergies fossiles tant dans les équipements publics que sur l’ensemble du territoire. La biodiversité a également été remise au centre d’une culture publique qui, jusque-là, considérait Paris comme une ville d’abord minérale. Des toitures aux grands parcs, des murs aux jardins partagés, le vivant est de retour en force. Plus globalement, l’environnement est maintenant partie intégrante de la plupart des politiques de la ville notamment quand elle concerne le bâti (construction, urbanisme) ou, plus largement, la consommation publique responsable (achats, prestations de service…).

Ces enjeux étaient pour une grande part absents du contrat de mandature qui a servi de feuille de route de la majorité municipale. Mais l’opiniâtreté et la soif de convaincre a permis aux élus et militants Verts, progressivement, d’appliquer leur propre programme municipal (un bilan synthétique est disponible). Fort de cette nouvelle vision, l’heure est maintenant venue de généraliser le mouvement et de l’approfondir pour que l’action de la Ville de Paris soit tout à fait à la hauteur de l’urgence environnementale à laquelle la planète est confrontée.


Propositions


Sommaire

Une ville vivante

Loin d’être une mer de béton, une ville « minérale », Paris accueille patrimoine biologique riche. Sa conservation et son développement est non seulement un facteur de bien être mais aussi un élément clé du « vivre ensemble ».


Jardins publics et espaces verts privés

Il y a une grande disparité dans Paris entre des zones où les habitants ont accès à de nombreux espaces Verts à proximité et d'autres zones très déficitaires. Ces zones ont été répertoriées sur une carte spécifique du PLU, adopté en 2006, sous l’appellation « secteur de renforcement du végétal ».

Nos propositions

  • Trente nouveaux hectares de jardins à créer dans la mandature. La moitié de ces hectares doit se trouver dans les zones de carence en espaces verts.
  • Supprimer les hautes grilles partout où la place le permet en laissant les jardins ouverts ou, le cas échéant, aménager des grilles basses comme au parc de Bercy.
  • Veiller au respect strict du coefficient de pleine terre créé en 2005 dans le PLU (aujourd’hui le coefficient varie de 40% à 70% des espaces non bâtis, en fonction de la situation de la parcelle et des autres types de végétalisation prévue sur la parcelle).
  • Programme de végétalisation des toitures: inventaire et étude de faisabilité sur tous les bâtiments à toiture terrasse de l'administration Parisienne et des bailleurs sociaux. Création de deux hectares de toitures végétalisées par an


Participation des habitants à la végétalisation

Le végétal est un facteur de lien social, il permet aux habitants de se rencontrer et d’agir ensemble. La Ville doit développer cette participation citoyenne

Nos propositions

  • Doublement du nombre de jardins partagés dans la mandature
  • Multiplication des opérations de fleurissement de pieds d'arbre par les habitants
  • Inciter les bailleurs sociaux à inviter les locataires à jardiner les espaces communs intérieurs
  • Développement des outils pédagogiques sur le jardinage en vielle et du concours Main Verte qui prime parisiens qui végéta lisent (en bio) les espaces ouverts.


Biodiversité

La biodiversité parisienne est à la fois riche, pleine de potentialités et mal connues.

Nos propositions

Conserver sa richesse

  • Consolider la suppression totale des désherbants chimiques sur tous les espaces publics (espaces verts, cimetières, jardins, bois, berges de la seine...) et labelliser, pendant la mandature, l'ensemble des jardins parisiens sous le label « jardins urbains écologiques » créer par Paris et Ecocert pour les espaces verts répondant aux critères.
  • Choix des végétaux pour favoriser la diversité biologique, information vis-à-vis des Parisiens, concevoir des palettes végétales et compositions paysagères en fonction des concepts de support de nidification et de base alimentaire pour la faune, association d’espèces arbustives pour leur relation plantes/insectes de façon à fixer les auxiliaires naturels et ainsi réduire, voir arrêter le recours aux traitements phytosanitaires. Valoriser la flore et la faune spontanée dans les nouveaux jardins.

La développer

  • Création de corridors écologiques à travers un maillage dans chaque quartier reliés entre eux par des trames vertes (jardins publics et privés, arbres d’alignement, végétalisations, etc) afin de réaliser un réseau de biotopes urbains s’étendant au-delà de Paris. Mise en place d’un atlas vert parisien pour optimiser le tracé des trames vertes et liaisons biologiques
  • Requalifier les espaces publics de part et d’autres des lisières administratives, les intégrer dans les trames vertes en créant des dynamiques paysagères spécifiques.
  • Plan bleu : Mettre en valeur des espaces fluviaux et de leurs rives : reconquérir les berges de Seine, le Canal de l’Ourcq et Saint Denis, continuer le cheminement de la Bièvres. Aménagements pour restaurer les dynamiques naturelles, recréer des portions de berges à l’état naturel. Il faut également penser à la cohabitation difficile avec les espaces de déplacements et trouver un consensus d'aménagement. Retisser les liens des quartiers avec leurs berges, trop souvent encore des parkings ou aires de déchargement tout en composant avec les activités fluviales industrielles
  • Revalorisation des friches en mettant en place des réseaux de surveillance et d'études en partenariat avec les citoyens, techniciens et scientifiques.

La mettre en valeur

  • Développer la pédagogie de la nature urbaine auprès des habitants pour changer leur perception de l’environnement parisien, facteur de bien être
  • Mise en place d’un observatoire indépendant de la biodiversité.
  • Création d’espaces-relais ouverts (zones tampons), espaces de proximité récréatifs sportifs culturels (pause vélos,et randonnées).


Animaux

Les animaux de compagnies ont un rôle social primordial pour beaucoup de Parisiens. La municipalité doit favoriser leur parfaite intégration dans la Ville.

Nos propositions

  • Créations de 10 « jardins partagés canins »: espaces autogérés par des associations de propriétaires de chien pour permettre à ces animaux de s'ébattre sans laisse.
  • Installer vingt nouveaux pigeonniers dans la mandature.


Végétalisation de l'espace public

Avec la reconquête de l’espace public sur l’automobile (espaces civilisés, quartier et réseau vert…), l’espace public peut redevenir un lieu de développement du végétal et améliorer ainsi le cadre de vie.

Nos propositions

  • Créer un hectare de parterres plantés par an.
  • 1500 arbres d'alignement supplémentaires par an
  • 200 nouveaux murs végétalisés dans la mandature et leur labellisation en gestion écologique
  • Généraliser la transformation en plateaux enherbés des espaces publics ayant un revêtement stabilisé.
  • Transformer les contre-allées stationnées des grands axes en jardins sur rue.
  • Végétaliser les potelets de trottoirs


Bois et petite ceinture

Bien plus que parisiens, les bois sont des poumons verts de niveau régional. Ils sont lacérés par des voies de transits et mités par des concessions qui privatisent certains espaces. Leur protection, animation et mise en valeur demandent une volonté commune des municipalités riveraines. La petite ceinture a fait l’objet d’un protocole entre la Ville et RFF qui permet d’y aménager une succession de jardins et espaces verts.

Nos propositions

  • Fermeture définitive des voies routières de transit à travers le coeur des bois et des « voies parkings » qui servent d'aspirateur à voitures. Vincennes: fermeture notamment de l'avenue de saint Maurice, du tronçon central de la route de la pyramide et de l'avenue du Tremblay. Boulogne: fermeture de l'avenue de l'Hippodrome, de la rue de la Reine Marguerite et de l'Allée de Longchamp.
  • Sur le reste des voies, mise en sécurité des cheminements doux (piétons et cyclistes), notamment par la mise en place de plateaux surélevés et de ralentisseurs aux passages traversants.
  • Création de systèmes de circulations douces pour rendre le coeur du bois accessible (téléphérique, navettes peu polluantes, vélos en libre-service, etc.)
  • Fermeture de l'hippodrome d'Auteuil récupération des espaces en aires de jeux naturelles
  • Reboisement de la pelouse de Reuilly et création de deux espaces consacrés aux arts forains pour la remplacer sur la zone « Paris nord est » et à la porte de Bercy.
  • Création dans chaque bois d'un établissement public chargé de sa gestion globale (sur le modèle de l'établissement du parc de la Villette). Leur conseil d'administration serait composé de toutes les communes (et arrondissements) et départements limitrophes concernés et de la région ainsi que des associations d'usagers et de protection de l'environnement. En application du principe de subsidiarité, l'établissement public de chaque bois, avec son budget propre, sera entièrement responsable du fonctionnement de son bois (gestion arboricole, concessions, déplacements etc.)
  • Aménager l'ensemble de la petite ceinture en jardins et promenades plantées (hors partie RER C à l'ouest) et réserver certains tronçons afin de maintenir des espaces naturels représentants pour partie le pool de biodiversité parisienne.


Un petit bout de planète


Air

La pollution de l’air est une des principales nuisances de l’agglomération parisienne. Aucune rue de Paris ne respecte les plafonds de pollution de proximité. Au-delà de la politique des déplacements, la ville de Paris doit développer une action volontariste d’information et de réduction des impacts environnementaux notamment sur ces propres flottes.

  • Principe du mieux disant environnemental pour les motorisations des véhicules (cf. partie économie éco-achats)
  • Politique de réduction des déplacements individuels motorisés (cf. partie déplacements)
  • Mise en place en 2009 de panneaux électroniques indiquant la pollution de proximité du moment sur les 100 points les plus circulants de Paris.
  • Pour les publicités de véhicules, réserver l’utilisation du réseau de panneaux publicitaires municipaux (sur l'espace public comme sur les murs privés) aux seuls les véhicules les plus éco-performants du marché.


Énergie – climat

Réduire, au moins d’un facteur quatre d’ici 2050, nos consommations d’énergie fossiles est un des principaux enjeux planétaires des prochaines années. La Ville de Paris a élaboré un plan de lutte contre le changement climatique en 2007. Outre les transports (cf. cette partie du programme), le bâti est un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre. Les Verts veilleront à sa mise en œuvre volontariste de ce plan, en particulier pour le chauffage dans l’ensemble du bâti parisien dont l’objectif minimal doit être une consommation de 50kWh/m2 d’énergie primaire.

  • Atteindre le facteur quatre d’ici 2050 implique de réhabiliter la totalité du patrimoine bâti parisien d’ici là. Un plan Marshall doit être lancé dès la prochaine mandature : audit de chaque immeuble parisien et plan de travaux de l'ensemble du bâti parisien, en commençant par les immeubles de la Ville, le logement social et le tertiaire pour réduire drastiquement l'empreinte énergétique.
  • Toutes les constructions nouvelles et les aménagements de la Ville ou de ses partenaires doivent être exemplaire en matière énergétique et tendre vers « l’énergie positive ».
  • Pour renforcer l’information des particuliers et des entreprises, un espace info-énergie sera créé dans chaque arrondissement.
  • Agence parisienne de l'énergie sera créée dès 2008 avec la charge de coordonner les actions énergétiques à Paris, notamment le plan Marshall, et d’apporter l’expertise nécessaire aux acteurs du territoire.
  • Chaque bâtiment de la Ville de Paris devra comporter une part significative d’auto-production en énergie renouvelable.
  • Le réseau de chauffage urbain devra être classé dans la mandature afin d’obliger tous les constructeurs et aménageurs à prendre en compte le raccordement de leurs projets au réseau.
  • Sur l’ensemble de ses projets, la Ville cherchera systématiquement à atteindre la « neutralité carbone »


Déchets

Depuis 2001, la Ville de Paris s’est résolument tournée vers le tri, le recyclage et la prévention des déchets. Le temps est maintenant à l’approfondissement de cette nouvelle orientation pour sortir de façon irréversible de la logique du tout incinération. Les Verts veilleront à l’application du plan de prévention des déchets élaboré sous l’actuelle mandature.

Nos propositions :

Le tri

  • Construction d'au moins trois autres centres de tri, branchés ferroviaire et/ou voie d'eau, dans la mandature
  • Après les logements et les jardins, mise en place du tri sur l'espace public (corbeilles de rues bi-compartimentées) et dans tous les lieux municipaux recevant du public
  • Après les écoles en 2007, étendre le tri des déchets dans les collèges, les lycées et les universités
  • Appliquer strictement les obligations de tri des professionnels
  • Mise en place d'une collecte spécifique des déchets organiques de tous les établissements de restauration, notamment collective.
  • Remplacement dans la mandature des 1100 colonnes à verre posées sur la voie publique par des doubles colonnes enterrées verre et vêtements.
  • Mettre en place un réseau de collecte pneumatique sur chaque rive dans les arrondissements parisiens du centre avec en tête de chaque réseau une plate-forme d'évacuation des déchets par la seine ou le rail (Les Halles…)
  • Intégration de la collecte pneumatique des déchets dans tous les nouveaux quartiers et dans les zones sur dalle de Paris.

La prévention

  • Création de 20 ressourceries (lieu de dépôt de produits susceptibles d'être re-distribués, réparés ou transformés en vue de leur réutilisation) de quartier dans la mandature
  • Sur les panneaux municipaux et tout autre support publicitaires dépendant de la collectivité, interdiction de publicité de produits fortement générateurs de déchets, non réparables ou à emballage non recyclable. Toutes les publicités pour des piles ou des produits électriques ou électroniques doivent indiquer qu'il faut les rapporter chez les commerçants en fin de vie.
  • Favoriser les réseaux d'échanges et de réemploi
  • Implantation d’un coin à compost dans les jardins de plus de 1000m2 où les riverains peuvent apporter leurs déchets organiques.

La mobilisation

  • 1% du produit de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères doit être entièrement consacré aux outils de communication relative au tri et à la prévention des déchets.
  • Création dès 2008 de 200 postes d'ambassadeurs pérennes au sein de la ville, dans les espaces info-énergie et dans les régies de quartier pour assurer la communication sur le tri et la prévention des déchets


Eau

Pour une politique de l’eau soutenable et un vrai service public de l’eau à Paris

À la fin de cette année, la Ville de Paris fera le choix de l’organisation et du mode de gestion de son service public de l’eau. Avec la fin des contrats de distribution en 2009, il s’agit de remettre à plat le service de l’eau mis en place sous la mandature de Jacques Chirac. Alors que le service était assuré par une Régie municipale, la municipalité de droite décida en 1985 de confier la distribution aux deux groupes privés, la Générale des eaux et la Lyonnaise des eaux, filiales des deux multinationales Veolia et Suez. Quant à la production d’eau potable, elle est assurée depuis 1987 par une société d’économie mixte de la Ville de Paris. Nous avons aujourd’hui l’occasion de refonder l’organisation du service public de l’eau à Paris, qui a fonctionné jusqu’à l’arrivée de la nouvelle majorité municipale en 2001 sans contrôle municipal et sans transparence démocratique.

Les enjeux écologiques, sociaux et démocratiques doivent être au cœur des préoccupations municipales dans le cadre de cette remise à plat. Confrontés à un environnement de plus en plus pollué, nous devons mener une politique de préservation de la ressource en eau pour permettre de satisfaire les besoins des générations actuelles et futures. Dans un principe de solidarité à l’égard des populations socialement vulnérables, nous devons permettre l’accessibilité au service et garantir un droit à l’eau pour tous. Enfin, alors qu’ils supportent par la facture le financement du service, les usagers sont trop souvent oubliés. Informer, concerter, rendre compte cela relève aussi des obligations de service public.

L’eau, trop souvent cantonnée dans un registre de produit alimentaire et d'objet économique comme un autre, n’est pas suffisamment considérée à sa juste valeur, souvent mise à mal par gaspillage et faute de précaution dans les pratiques agricoles, industrielles et domestiques. Indissociable de la vie elle-même, elle constitue un bien commun de l'humanité et l'accès à l'eau potable doit être un des droits fondamentaux pour chaque personne humaine. Sa gestion doit obéir à l’intérêt général et des usagers et non obéir à des logiques d’intérêts privés et de rendement des actionnaires. Elle doit aujourd'hui faire l'objet d'un retour à la maîtrise publique, et d'une réappropriation démocratique. Alors que la France se caractérise par ses contrats de délégation aux multinationales de l’eau, Paris a l’opportunité de rebâtir un service public local de l’eau en consolidant les compétences techniques et les savoir-faire existants. Les Verts continueront de défendre le choix d’un opérateur public assurant à la fois la production et la distribution, dans un souci de service public de qualité, à un coût maîtrisé, à l’écoute des consommateurs et dans une approche de développement soutenable.

Le choix du mode de gestion du service public de l’eau est l’un des dossiers stratégiques de la prochaine mandature. C’est un choix éminemment politique, aux conséquences environnementales, sociales et citoyennes innombrables sur le long terme, et qui ne saurait dépendre uniquement de considérations financières, à courte vue.

Nos propositions :

  • Mettre en place d'un service public de l'eau innovant, avec un opérateur publique unique de la production à la facturation
  • Assurer un service public de l'eau optimum; c'est-à-dire garantir l'accès à l'eau pour tous et à un même service pour tous les usagers (qualité, quantité, continuité, fiabilité), quels que soient les événements (incidents techniques ou environnementaux, travaux…)
  • Maîtriser le prix de l’eau, pour un prix « juste » accessible au plus grand nombre, et intégrant de façon claire les coûts réels de la gestion de l'eau, de sa préservation, de la solidarité entre les territoires et entre les usagers, de la recherche/développement… Le principe à faire prévaloir est que la rente de l'eau doit revenir à l'eau : à chaque euro payé pour l'eau, cet euro doit revenir au service (eau plus saine, meilleure fourniture, valorisation du patrimoine, etc.)
  • Protéger la ressource et les milieux naturels (prévention des pollutions, travail avec les agriculteurs des zones de captage, valorisation de la gestion différenciée, etc.)
  • Adapter les techniques et les investissements à l'évolution des besoins des usagers, y compris des plus démunis, et aux exigences d’économie de la ressource
  • Coopérer avec les Parisiens pour mieux connaître leurs attentes et parvenir ensemble à une gestion responsable de la ressource en eau
  • Organiser la transparence financière et le contrôle de la gestion du service public de l’eau
  • Refonder la commission consultative des services publics locaux et l’observatoire municipale de l’eau pour créer une véritable commission municipale de l’eau ouverte aux associations
  • Dialoguer avec les territoires de production de l’eau et favoriser l’intercommunalité
  • Développer des coopérations décentralisées permettant d'inventer de nouvelles solidarités dans le domaine de l'eau et de renforcer la mobilisation internationale autour des enjeux de l'eau.

Relevons ensemble, à Paris, le défi de la protection de la ressource et de l'accès à l'eau pour tous


Les sols

Le passé industriel de Paris nous a laissé de nombreux sites pollués en héritage. L’enjeu écologique est non seulement de les repérer et de les traiter mais aussi d’assurer des modes de remédiation doux qui ne se résument pas à excaver de la terre polluée pour l’exporter hors de Paris.

Nos propositions

  • Repérage des sols pollués; nécessité de moyens financiers pour faire ces études qui pourraient être confiées à une université parisienne
  • Revalorisation des terres polluées : étude de la qualité des sols en place et de potentialité de la phytoremédiation


Bruit

La Ville de Paris a adopté en février 2006 plan de lutte contre le bruit. Les Verts veilleront à l’application stricte de ce plan en concertation avec les habitants.

Nos propositions

  • Mise en oeuvre volontariste du plan bruit
  • Plan de couverture légère du périphérique partout où le niveau de bruit subi par les habitants n’est pas acceptable
  • Aménager des talus plantés anti-bruits le long de toutes les autoroutes traversants les bois


Haute Qualité Environnementale

Nos propositions

  • Nouvelle édition, renforcée, du Cahier des Recommandations Environnementales (principe d'amélioration continue) et plan de formation des professionnels du bâtiment travaillant sur Paris.
  • Batignolles : zéro gaz à effet de serre et éco-zac Paris nord-Est
  • Exiger de remplir plus de critères pour obtenir le label HQE parisien (en référence au cahier des recommandations environnementales)
  • Tous les permis de construire devront être visés par le service de l_écologie urbaine
  • Développer l'approche environnementale de l'urbanisme (AEU) dès la phase d'études préalables de projets urbains (favoriser les économies des ressources non renouvelables). Prendre en compte les aspects environnementaux en amont des facteurs décisifs de nature à orienter les projets urbains (documents d'urbanisme cahier des charges) et les conformer à la réglementation environnementale.
  • Coordonner et appliquer strictement les chartes environnementales signées avec les bailleurs sociaux.


Propreté

Si la propreté s’est beaucoup améliorée ces dernières années grâce à la conjugaison d’une augmentation de moyens, de restructuration et de responsabilisation des usagers de l’espace public, la Ville de Paris ne doit pas relâcher ses efforts.

Nos propositions

  • Pour dégager l'espace public: plan de mise en place de toilettes publiques encastrés dans chaque bâtiment municipal et accessible aux handicapés.
  • Installer 10 000 corbeilles de rue supplémentaires (30 000 actuellement).


Téléphonie mobile

Nos propositions

  • Négocier une réduction du plafond d'exposition en deçà de 0,7 v/m
  • Étendre la charte aux lieux extérieurs


Association

Nos propositions

  • Création d'une maison de l'environnement dans Paris.


Enfants

Nos propositions

  • Doubler les moyens du service d’éducation à l’environnement de la Ville de Paris
  • Création d'un groupe de réflexion et de travail sur ce thème : services de la ville, entreprises et les "utilisateurs " (conseils municipaux de jeunes) et adultes parents pour chercher des procédés plus respectueux et innovants.
  • Créer un jardin pédagogique dans toutes les écoles non encore pourvue et développer un cycle de formation des enseignants et un réseau d’échange d’expériences.


Décentralisation

Nos propositions

  • Confier le service de la propreté aux maires d'arrondissement Seule la collecte des déchets (et le tri) resterait sous compétence parisienne
  • Rendre véritablement responsable des maires d'arrondissement de la gestion des jardins de proximité (concessions, évènements, etc.)


L’agenda 21

  • Développer démocratiquement les moyens des mairies d'arrondissement en faveur d'actions pour le développement durable, sous forme d'un appel à projet permanent et d'un budget fléché Développement Durable - Agenda 21 d'un euro par habitant dans l'état spécial des mairies d'arrondissement. Une commission présidée par le maire d'arrondissement et son adjoint compétent devra être constituée en associant conseillers de quartiers, associations compétentes, personnalités qualifiées et services municipaux locaux pour sélectionner le projet retenu en toute transparence.
  • Contribuer à enrichir la débat public avant que les autorisations de réalisations ne soient définitivement prises et le projet complètement fini.
  • Laisser tous les dossiers accessibles aux maîtres d’ouvrage et/ou associations qui souhaitent engager des contre-expertises sur les projets municipaux parisiens. Un soutien financier pour être donné à ces contre-expertises.


[Annexes] Sur www.paris.lesverts.fr : Contribution de Mathilde Alluchon.


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